Montrabé. Voyage marocain de La Compagnie A
Après avoir enflammé les scènes françaises depuis 2023, du Cabaret Sauvage à Paris au Festival Off d’Avignon, en passant par le Bikini à Toulouse avec Rave 1995, la Compagnie A poursuit son incroyable voyage avec « La Marge » . Dans le cadre du Novembre Numérique, la troupe a traversé la Méditerranée pour se rendre au Maroc à l’occasion de la Fête internationale des cultures numériques, invitée par l’Institut Français du Maroc.
À Agadir, El Jadida et Tanger, La Compagnie A de Montrabé a présenté « La Marge » , un concert-techno-théâtre immersif. À chaque représentation, les salles affichaient complet et les spectateurs, submergés par une vague sonore et visuelle, étaient invités à monter sur scène pour partager un moment de fête aussi collectif qu’inoubliable.
Avec « La Marge » , la Compagnie A poursuit son exploration de la culture rave, mouvement artistique et social né à la fin des années 1980, symbole d’émancipation, de résistance et de réinvention des espaces de liberté. Sur scène ou parfois aux commandes, les comédiens Anthony Carter, Sylvain Baurens, Ibrahim Hadj Taieb, Loth Valat, Nimaï Tilak et Maxime Calvet, avec le musicien et compositeur Pierrot Corpel, donnent vie à un récit polyphonique entre corps, sons et lumières. Machines, vidéos, lasers et beats électros façonnent un espace immersif, oscillant entre pulsation brute et poésie sensible. De la rencontre conflictuelle entre un « voyageur du son » , qui emporte le public dans une narration onirique, et un journaliste fictif convaincu d’avoir infiltré une rave illégale, diffusant en direct des images exposant fantasmes, peurs et préjugés attachés à la culture techno, émerge une tension profonde entre liberté et contrôle, entre l’individuel et le collectif. La scène devient piste de danse et le public est invité à faire corps avec la musique, à s’abandonner au rythme.
À la croisée du théâtre, de la performance et du club, « La Marge » célèbre celles et ceux qui inventent de nouveaux territoires artistiques et sociaux. Un manifeste pour un art vivant, collectif et résolument tourné vers l’avenir.
Source de l’article : ladepeche.fr



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