Expositions, spectacles, performances… au menu / Rentrée culturelle : La Fondation Al Mada présente son programme

Agenda

Pour les mois de janvier, février et mars, la Fondation Al Mada propose une programmation culturelle riche et variée alliant expositions, spectacles musicaux, ateliers pédagogiques et rencontres littéraires. En voici un aperçu !

La Fondation Al Mada a dévoilé son programme pour le nouveau trimestre (janvier, février et mars), la rentrée culturelle. Entre exposition, spectacles, littérature, ateliers pédagogiques… la nouvelle programmation prévoit plusieurs temps forts. A commencer par l’exposition « 60 ans de peinture au Maroc » . Celle-ci qui célèbre la richesse de six décennies de créativité picturale s’inscrit dans la continuité de la manifestation « 50 ans de peinture au Maroc » organisée en 2015. « L’organisation de la grande exposition itinérante » 60 ans de peinture au Maroc « est initiée par le Syndicat national des artistes plasticiens professionnels, en partenariat avec le ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication (département de la culture). L’événement ouvrira l’année culturelle 2026 et se déploiera dans cinq grandes villes du Royaume : Rabat, Tanger, Casablanca, Marrakech et Laâyoune » , indique la Fondation Al Mada. L’inauguration de cette exposition aura lieu à Rabat, du 6 au 29 janvier 2026, dans quatre espaces emblématiques : la Galerie nationale Bab Rouah, la Galerie Bab El Kébir aux Oudayas, la Villa des arts de Rabat et le Musée Bank Al-Maghrib. Un beau livre d’art accompagnera l’exposition afin d’en prolonger la mémoire et de témoigner de son importance culturelle. Au programme également, l’exposition « Nature Morte » de Halima Forati prévue à la Villa des arts de Rabat. « Halima est une artiste marocaine autodidacte.

Son travail se caractérise par la précision dans la transmission de tous les détails et ne diffère pas des artistes hyperréalistes en utilisant l’image photographique sur laquelle ils s’appuient comme modèle, au lieu d’une vision directe. La photographie approuvée par l’artiste n’appartient à aucun photographe, mais c’est elle qui effectue ce processus après avoir disposé les éléments de ses peintures pour éviter tout conflit ou violation des droits d’auteur » .

Improvisation, pièces de théatre, projets musicaux…

Le programme propose de même pour ce nouveau trimestre un cycle d’improvisation théâtrale de la troupe Caz’Impro. « Cette troupe investit de nouveau la scène avec une programmation pensée comme un véritable laboratoire de création. De janvier à mars, la compagnie proposera des concepts inédits, des formats originaux et des explorations scéniques où l’improvisation se réinvente à chaque représentation. Chaque rendez-vous sera l’occasion de découvrir de nouvelles mécaniques de jeu, des univers singuliers et une écriture instantanée nourrie par l’écoute, la prise de risque et le plaisir du collectif. Fidèle à son identité, Caz’Impro poursuit son travail de recherche artistique tout en plaçant le public au cœur de l’expérience » . Toujours côté théâtre, l’artiste Hassan El Jaï présentera sa pièce « Le livre de l’éternité de Mohammad Iqbal » .

Cette pièce est une adaptation libre du Livre de l’Éternité de Muhammad Iqbal. Le titre original de l’ouvrage est Djâvid-Nâmah, que l’auteur a dédié à son fils Djâvîd, dont le nom signifie en persan « éternel » , mais il s’agit en fait d’un voyage céleste, dans l’ « Éternité retrouvée » . Hassan El Jaï présente son adaptation libre de cet ouvrage en lecture dramatique, accompagné par Saïd Nouiar sur des instruments de musique traditionnels. Le programme prévoit d’autres spectacles musicaux, à l’instar de « Africa Mazigh » . Une initiative musicale et artistique qui réunit la profondeur de la culture africaine et l’esprit de la musique amazighe dans une création contemporaine. Il est porté par trois espaces culturels majeurs : la ville d’Essaouira, la ville de Rabat et le Mali, considérés comme des passerelles historiques d’échanges artistiques et spirituels. « Le projet vise à fusionner les rythmes amazighs avec les sonorités africaines traditionnelles dans une approche moderne reflétant l’unité dans la diversité du continent. » Africa Mazigh « s’appuie sur un dialogue musical entre instruments, rythmes et voix patrimoniales. Il ambitionne de proposer une œuvre artistique exprimant l’identité africaine commune et renforçant la rencontre culturelle à travers la musique » .

Par ailleurs, le programme donne à découvrir également des rendez-vous littéraires. D’ailleurs, Mustapha Bencheikh présentera son ouvrage « Chroniques du Maroc et d’ailleurs » aux Villas des arts de Casablanca et Rabat. « Écrire et lire sont une même aventure géniale et impuissante à la fois. On y apprend l’humilité et une exigence de travail. Tous les grands auteurs ont été ou sont de grands lecteurs. Ces nouvelles idées qu’on croit découvrir chez un écrivain ont souvent été pensées avant lui sous une autre forme. Mais retranscrites à l’aune d’une nouvelle époque, parfois corrigées par l’histoire et formulées autrement, elles concourent à construire la chaîne ininterrompue de nos connaissances » .

Source de l’article : Aujourd'hui le Maroc