La loi de criminalisation de la colonisation française, signe des difficultés d’Emmanuel Macron dans la relation avec l’Algérie
Avant son premier mandat en 2017, le candidat Emmanuel Macron s’empare de la question algérienne et dénonce la colonisation : « C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et cela fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant aussi nos excuses. » Même s’il tempère rapidement son propos, Emmanuel Macron provoque alors la polémique. En 2021, sur sa demande et toujours dans une démarche de réconciliation, l’historien Benjamin Stora publie un rapport sur la mémoire de la colonisation. Le chef de l’État français s’engage alors à des actes symboliques comme la réouverture d’archives.
Reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental
Un an plus tard, en 2022, le président refuse toute repentance : « Sur la question mémorielle, la question franco-algérienne, nous sommes comme sommés en permanence de choisir. Et il faudrait dire » choisissez la fierté ou la repentance « . Moi, je veux la vérité et la reconnaissance, sinon on n’avancera jamais. » Début 2023, dans une interview, le président de la République affirme finalement que la France n’a pas à s’excuser. Suivra la décision du président français de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. De quoi refroidir encore un peu plus les relations entre la France et l’Algérie et geler les travaux sur la mémoire.
Source de l’article : RFI



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