Jean-Claude Casadesus, chef d’orchestre sans frontières

« Le chemin le plus court d’un cœur à l’autre » , aime à répéter Jean-Claude Casadesus. C’est même le titre de l’un de ses livres, publié en 1997. Alors que l’année 2025 aura été marquée, une fois de plus, par des conflits meurtriers, la musique peut-elle encore nous unir ?

De Lille à Rabat, de Wagner à Sheila

En 60 ans de carrière, Jean-Claude Casadesus s’est rendu presque partout… y compris là où la musique classique n’avait pas l’habitude de résonner. Dans le Nord-Pas-de-Calais, où il a fondé voilà 50 ans l’Orchestre national de Lille, le chef d’orchestre a joué pour des détenus, des ouvriers d’usine dont l’emploi était en péril, ou encore des enfants de quartiers défavorisés.

Percussionniste, il s’est aussi essayé à d’autre styles, jouant avec Jacques Higelin, Sheila ou encore Youssou N’Dour. Parmi les moments les plus marquants de sa longue carrière, la réunion de trois voix – un chanteur musulman, une chanteuse juive et une chanteuse chrétienne, sa fille, la soprano Caroline Casadesus -, dans un chant interreligieux devant le Pape François et le roi Mohammed VI, à Rabat, en 2019. Comme un hymne pour rappeler que la musique est peut-être la langue la plus universelle.

Source de l’article : Radio France