200 millions d’euros et 300 emplois : pour ne pas freiner Airbus, Safran investit dans une nouvelle usine de moteurs au Maroc

Alors que la demande en avions n’a jamais été aussi forte, les industriels de l’aéronautique investissent tous azimuts. Dans le sillon d’Airbus et de ses extensions de capacités sur ses différents sites mondiaux, Safran sort à son tour son carnet de chèques.

Le motoriste a dévoilé mi-octobre son intention d’implanter au Maroc une nouvelle usine d’assemblage final pour ses moteurs Leap dédiés à l’A320, fabriqués avec l’américain GE Aerospace au sein de leur société commune CFM International. Le groupe met ainsi sur la table 200 millions d’euros et mise sur la création de quelque 300 emplois.

Cette usine de 13 000 m2, opérationnelle fin 2027, constituera un atout majeur pour le groupe, présent au Maroc depuis près de trente ans. La difficulté de Safran à suivre le rythme souhaité par Airbus constitue un sujet récurrent de tensions entre les deux acteurs. Le site, installé à Casablanca, contribuera à mettre de l’huile dans les rouages.

Il viendra en appui de la ligne d’assemblage final du Leap à Villaroche (Seine-et-Marne), laquelle conservera à terme 65 % de la charge de travail. Une autre ligne, plus modeste et moins automatisée, verra le jour fin 2026 dans la ville mexicaine de Querétaro, en soutien au site d’Airbus de Mobile, aux États-Unis. #

Source de l’article : L'Usine Nouvelle