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	<title>FR-Infos.com - Catégorie: Science</title>
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	<title>FR-Infos.com - Catégorie: Science</title>
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		<title>« Une accélération de la contamination dès le plus jeune âge » : dans le pain, le chocolat… pourquoi sommes nous si exposés au cadmium?</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 22:50:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Selon l’Anses, près d’un Français sur deux est exposé à des niveaux préoccupants de cadmium, surtout via les céréales, le pain et les pâtes. Ce métal lourd, issu notamment des engrais agricoles, s’accumule dans les sols et peut provoquer des troubles graves. Pourquoi sommes-nous autant exposés au...</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/une-acceleration-de-la-contamination-des-le-plus-jeune-age-dans-le-pain-le-chocolat-pourquoi-sommes-nous-si-exposes-au-cadmium/">« Une accélération de la contamination dès le plus jeune âge » : dans le pain, le chocolat… pourquoi sommes nous si exposés au cadmium?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Selon l’Anses, près d’un Français sur deux est exposé à des niveaux préoccupants de cadmium, surtout via les céréales, le pain et les pâtes. Ce métal lourd, issu notamment des engrais agricoles, s’accumule dans les sols et peut provoquer des troubles graves. Pourquoi sommes-nous autant exposés au cadmium au quotidien? Un cardiologue répond à nos questions.</p>
<p>Ce mercredi 25 mars 2026, l’alerte est claire: selon l’Anses (l&rsquo;Agence Nationale de Sécurité Sanitaire), près d’un Français sur deux est exposé à des niveaux préoccupants de cadmium, principalement via l’alimentation (céréales, pain, pâtes).</p>
<p>Naturellement présent dans l’environnement, ce métal toxique voit sa concentration augmenter sous l’effet de certaines activités humaines et peut, en cas d’exposition prolongée, provoquer des effets graves: cancérogène, toxique pour la reproduction, il est aussi associé à des atteintes osseuses et rénales. Plusieurs études pointent une exposition particulièrement élevée en France, trois à quatre fois supérieure à celle observée dans des pays européens comparables.</p>
<p>Face à cette contamination massive, les autorités sanitaires appellent à agir à la source en réduisant fortement la teneur en cadmium des engrais agricoles, principal facteur de pollution des sols. Mais le défi s’inscrit dans la durée: le cadmium s’accumule durablement dans les sols, laissant craindre une crise sanitaire malgré les mesures envisagées. Invité du podcast Le Titre à la une, le cardiologue Pierre Souvet répond à nos questions.</p>
<p>Sommes-nous tous égaux face à l&rsquo;exposition au cadmium selon notre sexe, notre âge ou notre consommation de tabac?</p>
<p>Les fumeurs sont davantage exposés car le tabac contient du cadmium; l&rsquo;arrêt du tabac reste donc une priorité de santé publique. Je souhaite également signaler la vulnérabilité particulière des femmes et des enfants. Les femmes sont plus contaminées car, lors de l&rsquo;ingestion d&rsquo;aliments contenant du cadmium (comme les pommes de terre ou le pain), une protéine transporte les métaux du tube digestif vers l&rsquo;organisme. Si cette protéine manque d&rsquo;autres métaux comme le fer, le zinc ou le cuivre, le cadmium prend leur place. Or, 25% des femmes souffrent d&rsquo;un déficit en fer, notamment à cause des cycles menstruels.</p>
<p>En conséquence, les femmes sont nettement plus contaminées que les hommes: elles présentent en moyenne 0,68 microgramme de cadmium dans les urines, contre 0,47 chez les hommes. Les enfants sont aussi une cible prioritaire. L&rsquo;étude Esteban montre que les enfants de 6 à 10 ans ont aujourd&rsquo;hui des taux quasiment équivalents à ceux des adultes d&rsquo;il y a dix ans, ce qui suggère une accélération de la contamination dès le plus jeune âge. J&rsquo;ajouterais enfin les femmes enceintes qui peuvent transmettre ces toxiques. Mon conseil est de faire doser votre ferritine et, en cas de manque de fer, de consulter un médecin.</p>
<p>Puisque le manque de fer favorise l&rsquo;absorption du cadmium, observe-t-on déjà des conséquences de cette surexposition sur la santé?</p>
<p>Le cadmium est un polluant qui persiste dans le corps et s&rsquo;accumule tout au long de la vie. La liste des pathologies associées est immense. Aux doses auxquelles sont exposés plus de la moitié des Français, le risque de fracture du col du fémur et de fracture vertébrale par ostéoporose est doublé. On compte chaque année en France 450.000 cas de fractures dues à l&rsquo;ostéoporose, dont 150.000 hospitalisations.</p>
<p>Par ailleurs, les études cardiologiques montrent que le risque de cardiopathie augmente dès les premiers seuils d&rsquo;exposition: moins on en a, mieux on se porte. Le cadmium accroît aussi les risques d&rsquo;insuffisance rénale et de cancer. Entre l&rsquo;étude de nutrition santé de 2011 et celle de Santé publique France en 2021, la contamination a doublé chez les adultes français. Nos taux sont deux à trois fois supérieurs à ceux d&rsquo;autres pays, et chez les enfants, c&rsquo;est trois à quatre fois plus. Le temps de l&rsquo;inaction n&rsquo;est plus tolérable.</p>
<p>Selon l&rsquo;ANSES, 98% du cadmium présent dans le corps provient de ce que l&rsquo;on ingère. Quels aliments faut-il privilégier ou éviter pour limiter son exposition tout en gardant des repas équilibrés?</p>
<p>L&rsquo;alimentation représente 90% de l&rsquo;exposition chez les non-fumeurs. L&rsquo;ASEF (l’Association santé environnement France, NDLR) a publié sur son site un « kit cadmium » expliquant quels aliments privilégier. Les principaux contributeurs sont le pain et ses dérivés, les céréales du petit-déjeuner, les biscuits et les pommes de terre. Par exemple, au goûter, évitez les barres de céréales ou le chocolat en poudre. Le cacao, notamment celui d&rsquo;Amérique du Sud, provient de sols naturellement riches en cadmium.</p>
<p>Préférez un fruit, un yaourt ou un morceau de pain complet avec un peu de fromage. Pour le petit-déjeuner, évitez les céréales chocolatées, les brioches ou les viennoiseries. Variez en proposant un fruit, un produit laitier ou même un œuf. Pour les céréales, privilégiez le bio et variez les plaisirs: flocons d&rsquo;avoine, pain de seigle, maïs, quinoa ou sarrasin.</p>
<p>Il faut limiter les produits à base de blé dur et de blé tendre, qui sont les plus contaminés, et préférer les aliments complets avec modération. Changer ces petites habitudes demande un effort minime pour un bénéfice sanitaire rapide.</p>
<p>L&rsquo;imprégnation des Français est trois à quatre fois supérieure à celle de nos voisins européens ou nord-américains. Pourquoi sommes-nous si exposés à ce métal nocif?</p>
<p>L&rsquo;INRAE (L’Institut national de la recherche agronomique, NDLR) et l&rsquo;ANSES précisent que cela est majoritairement dû à la présence de cadmium dans les engrais phosphatés utilisés en agriculture conventionnelle. La France autorise une valeur limite de 90 mg/kg de cadmium dans ces engrais, alors que l&rsquo;ANSES réclame 20 mg/kg, un seuil déjà adopté par certains pays européens. La France doit impérativement s&rsquo;aligner sur cette recommandation. Deux solutions existent: se fournir auprès de pays dont les phosphates sont naturellement moins riches en cadmium, ou utiliser des techniques de « décadmiuration » pour éliminer le cadmium des engrais produits par nos fournisseurs habituels.</p>
<p>La France se fournit beaucoup au Maroc, dont le phosphate est riche en cadmium. Ce phosphate peut pourtant être décadmiurisé de façon simple et peu coûteuse?</p>
<p>Santé publique France indique que c&rsquo;est moins un problème technique qu&rsquo;un problème financier. Un spécialiste de l&rsquo;INRAE estime que cela augmenterait le coût des céréales de seulement 1 à 2 euros par hectare. J&rsquo;ai suggéré aux conseillers ministériels et à l&rsquo;Élysée d&rsquo;aider les agriculteurs à supporter ce surcoût modeste au regard de l&rsquo;intérêt sanitaire majeur que représente la baisse de cette contamination.</p>
<p>Le temps presse-t-il pour agir?</p>
<p>La bibliothèque internationale compte plus de 17.500 études sur le cadmium, et toutes confirment qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un problème de santé publique. La France étant particulièrement exposée, la multitude de pathologies associées: cancers, maladies cardiovasculaires, neurologiques ou troubles de la fertilité est inquiétante.</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://www.bfmtv.com/sante/une-acceleration-de-la-contamination-des-le-plus-jeune-age-dans-le-pain-le-chocolat-pourquoi-sommes-nous-si-exposes-au-cadmium_AN-202603250777.html">BFM</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/une-acceleration-de-la-contamination-des-le-plus-jeune-age-dans-le-pain-le-chocolat-pourquoi-sommes-nous-si-exposes-au-cadmium/">« Une accélération de la contamination dès le plus jeune âge » : dans le pain, le chocolat… pourquoi sommes nous si exposés au cadmium?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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		<title>Tout comprendre au cadmium, ce métal toxique qui contamine l&#8217;alimentation des Français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[France 24]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 21:49:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un Français sur deux possède des taux de cadmium trop importants dans son organisme, alerte l'Agence nationale de sécurité sanitaire mercredi. La cause de cette contamination ? Très largement le contenu…</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/tout-comprendre-au-cadmium-ce-metal-toxique-qui-contamine-lalimentation-des-francais/">Tout comprendre au cadmium, ce métal toxique qui contamine l&rsquo;alimentation des Français</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après les eaux contaminées, le scandale des PFAS, les alertes sur les perturbateurs endocriniens, les scientifiques alertent désormais sur un nouveau risque en provenance de nos assiettes : le cadmium. Alors que depuis plusieurs années, les scientifiques s&rsquo;inquiètent d&rsquo;une contamination de plus en plus préoccupante des Français à ce métal lourd, l&rsquo;Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a dévoilé, mercredi 25 mars, une vaste étude sur les facteurs d&rsquo;exposition de la population.</p>
<p>Et le constat est sans appel : en 2025, près de la moitié de la population française présentait des expositions dépassant les valeurs sanitaires de référence, relève l&rsquo;Anses, qui note aussi « une imprégnation préoccupante à tout âge et dès le plus jeune âge » . Et de toutes les causes d&rsquo;exposition, l&rsquo;alimentation est la principale.</p>
<p>• Le cadmium, c&rsquo;est quoi ?</p>
<p>Comme le plomb, le cuivre ou le mercure, le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans les sols. En France, certains territoires installés sur des sols calcaires, comme la Champagne, le Jura ou la Charente par exemple, présentent ainsi naturellement des fortes teneurs naturelles en cadmium.</p>
<p>Mais sa présence peut être accentuée par des activités humaines. Avec sa résistance à la chaleur, ce métal lourd présente en effet de nombreux atouts dans le monde industriel. Il entre aussi dans la production de batteries, de peintures ou encore de revêtements anticorrosion.</p>
<p>Surtout, le cadmium est largement utilisé dans l&rsquo;agriculture, par le biais des engrais phosphatés, ces fertilisants abondamment répandus dans les champs pour aider à la croissance des cultures. « Avec l’azote et le potassium, le phosphore est un élément nutritif majeur des plantes. Il est apporté aux cultures agricoles par des &lsquo;engrais de synthèse phosphatés&rsquo; qui sont fabriqués à partir du phosphate naturel de calcium, qui contient plus ou moins de cadmium » , explique l&rsquo;Institut national de recherche pour l&rsquo;agriculture, l&rsquo;alimentation et l&rsquo;environnement (Inrae).</p>
<p>• Comment la population se retrouve-t-elle contaminée ?</p>
<p>Dans son étude, l&rsquo;Anses s&rsquo;est ainsi penchée sur l’ensemble des facteurs d’exposition possibles au cadmium : « alimentation, eau, air, poussières, sol, produits cosmétiques, tabagisme » . L&rsquo;agence détaille aussi différentes voies d’exposition : « ingestion, inhalation, cutanée » . Résultat : l’alimentation représente jusqu’à 98 % de l’exposition au cadmium dans la population, à l&rsquo;exception de celle des fumeurs.</p>
<p>Puisqu’il est présent dans les sols, ce métal pénètre dans les végétaux par leurs racines et finit donc sur certaines denrées. Les aliments qui en contiennent le plus sont les abats, comme le foie et les rognons, les algues, crustacés et mollusques.</p>
<p>Dans l’Hexagone, alerte l&rsquo;Anses, la majorité de l’apport en cadmium est cependant provoquée par l’ingestion de céréales tels que le riz et le blé, de pains, de biscuits et de pommes de terre, des produits très consommés par les Français.</p>
<p>Épinglé il y a quelques mois pour ses taux de cadmium, le chocolat ne serait cependant qu&rsquo;un contributeur mineur, car « largement moins consommé que les produits céréaliers » , note Géraldine Carne, coordinatrice de l&rsquo;expertise.</p>
<p>Outre l&rsquo;alimentation, les fumeurs et leur entourage sont également particulièrement exposés, par l’inhalation de la fumée des cigarettes. Le niveau d’imprégnation d’un fumeur est augmenté de 53 % par rapport à un non-fumeur, selon les données de Santé publique France.</p>
<p>Reste la contamination en raison des activités industrielles. Depuis plusieurs années, l&rsquo;association Pige, notamment, appelle ainsi les autorités à un dépistage systématique des enfants et des adultes vivant à proximité de l&rsquo;usine métallurgique Metaleurop, dans le Pas-de-Calais, estimant que ces derniers sont doublement contaminés – à la fois par leur alimentation et leur environnement direct. « Notre territoire, déjà durement touché par la pollution historique liée à l’ancienne usine Metaleurop, est doublement exposé. Les sols de 650 hectares, incluant des terrains et potagers familiaux, sont contaminés au cadmium et au plomb. Nos enfants subissent une double peine » , dénonçait l&rsquo;association auprès de France 3 Pas-de-Calais en juin dernier.</p>
<p>• Quelles sont les conséquences pour la santé ? « La liste est longue » , lance Pierre Souvet, cardiologue et président de l’Association santé environnement France (AESF). « Le cadmium est transporté par le sang et vient s&rsquo;accumuler dans les reins, le foie, et peut atteindre le pancréas, les poumons et les os. » « Il peut donc être responsable de troubles neurologiques, augmenter les risques cardiovasculaires, entraîner une fragilité osseuse allant jusqu&rsquo;à l&rsquo;ostéoporose ou à la multiplication de fractures. Il augmente aussi les risques de cancer, notamment les cancers du pancréas ou du poumon. C&rsquo;est aussi un facteur de risque pour des troubles rénaux ou hépatiques. S&rsquo;ajoutent aussi des risques pour la fertilité » , énumère-t-il. « Les femmes sont par ailleurs particulièrement touchées » , note le médecin. Pour cause, « ces dernières sont plus à risque de développer des carences en fer. Or, sans fer, c&rsquo;est le cadmium qui vient prendre la place. Il est donc particulièrement nécessaire de sensibiliser cette population. » Moins connu que le plomb ou le mercure, le cadmium est ainsi identifié au niveau européen comme un contaminant préoccupant pour la santé publique, car reconnu comme « cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction » (CMR).</p>
<p>• Pourquoi la France est-elle particulièrement concernée ?</p>
<p>L&rsquo;étude de l&rsquo;Anses pointe par ailleurs que les Français font partie des populations les plus concernées par cette problématique, avec des contaminations trois à quatre fois supérieures à ses voisins européens. Une tendance qui se vérifie depuis plusieurs années : entre 2014 et 2016, le programme national français de biosurveillance Esteban notait ainsi que chez les enfants, les concentrations mesurées étaient quatre fois plus élevées que celles rencontrées chez de jeunes Allemands.</p>
<p>Cela s&rsquo;explique, d&rsquo;une part, par l&rsquo;origine des engrais phosphatés utilisés par les agriculteurs français. « En France, l’engrais est majoritairement importé du Maroc et de la Tunisie, où le phosphate de calcium est naturellement riche en cadmium » , explique l&rsquo;Inrae.</p>
<p>Autre explication : la législation, qui diffère d&rsquo;un pays à l&rsquo;autre. La France autorise l&rsquo;utilisation d&rsquo;engrais phosphatés avec des concentrations en cadmium allant jusqu&rsquo;à 90 microgrammes par kilogramme (µg/kg) de phosphore. Bien au-dessus de la législation européenne, qui fixe ce seuil à 60 µg/kg.</p>
<p>Bien au-dessus, aussi, des recommandations de l&rsquo;Anses, qui appelle depuis 2019 à abaisser ce taux à 20 µg/kg. Plusieurs pays se sont déjà conformés à cette requête, comme la Slovaquie, la Finlande ou la Hongrie.</p>
<p>• Quelles solutions ?</p>
<p>Pour lutter efficacement contre ce problème, l&rsquo;Anses appelle donc à « agir avant tout à la source » de la contamination : au niveau des sols agricoles et des engrais. Et à appliquer « dès que possible » ses recommandations sur les seuils réglementaires. La Commission européenne a indiqué vouloir atteindre ce seuil d’ici à 2034. La France, quant à elle, envisagerait de passer un premier palier en juillet prochain en abaissant le taux à 40 mg/kg.</p>
<p>Pour réduire la présence du métal toxique dans les engrais vendus en France, l&rsquo;Anses préconise aussi de privilégier des sources d&rsquo;approvisionnement où les produits contiennent moins de cadmium.</p>
<p>Plus ambitieux, elle encourage également de nouvelles pratiques agricoles consistant, notamment, à mobiliser le phosphore déjà présent dans les sols plutôt qu&rsquo;à systématiquement répandre de nouveaux produits, ou encore utiliser des variétés végétales moins accumulatrices en cadmium, par exemple pour le blé.</p>
<p>Mais quand bien même ces mesures se mettraient en place, la stabilisation de la contamination prendrait ensuite plusieurs dizaines d’années, estime l’Anses. Face à ce délai, les unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux appellent au développement de formations pour l’ensemble des médecins libéraux sur le sujet, souligne Pierre Souvet.</p>
<p>• Comment se protéger à l&rsquo;échelle individuelle ?</p>
<p>Dans l&rsquo;attente de ces changements de fond, chacun peut aussi agir à l&rsquo;échelle individuelle, en faisant attention au contenu de son assiette. D&rsquo;abord en limitant la consommation des aliments qui ont une fâcheuse tendance à concentrer le cadmium, comme les abats, les rognons ou les crustacés.</p>
<p>Et si limiter la consommation de produits à base de blé, de céréales ou de légumes est bien plus difficile au quotidien, l&rsquo;Anses rappelle un conseil basique : il faut « varier au maximum son alimentation » . « Il faut jouer avec les alternatives » , poursuit Pierre Souvet, qui a participé à plusieurs notes d&rsquo;information pour aider la population à se protéger du cadmium. « On peut limiter la consommation de produits sucrés et salés en remplaçant par exemple les céréales du petit-déjeuner ou les gâteaux et biscuits du goûter par une compote et un yaourt » , propose-t-il. « Et manger davantage de légumineuses en alternative aux pâtes, par exemple. » Et ceux qui n’ont pas encore rompu avec la cigarette savent ce qui leur reste à faire…</p>
<p>Pierre Souvet évoque une autre piste : privilégier l&rsquo;agriculture biologique. Selon l’étude Baranski parue en 2014, les niveaux de contamination en cadmium des aliments issus de l&rsquo;agriculture biologique sont en effet en moyenne 48 % inférieurs à l’agriculture conventionnelle. « Privilégier le bio sera toujours une bonne idée » , insiste-t-il. « Toutes les études concordent à dire que le bio permet de manger des aliments avec davantage d&rsquo;éléments nutritifs et moins de résidus de pesticides. »</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://www.france24.com/fr/plan%C3%A8te/20260325-tout-comprendre-cadmium-m%C3%A9tal-toxique-contamination-alimentation-fran%C3%A7ais">France 24</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/tout-comprendre-au-cadmium-ce-metal-toxique-qui-contamine-lalimentation-des-francais/">Tout comprendre au cadmium, ce métal toxique qui contamine l&rsquo;alimentation des Français</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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		<title>Exposition au cadmium: l&#8217;alimentation cause principale, priorité à la décontamination des sols agricoles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Actualités – Orange]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 15:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De toutes les causes d'exposition des Français au cadmium, l'alimentation est clairement la principale, souligne mercredi l'Anses dans une vaste expertise, pressant d'agir sur les sols agricoles et la teneur des fertilisants, comme les engrais minéraux phosphatés.</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/exposition-au-cadmium-lalimentation-cause-principale-priorite-a-la-decontamination-des-sols-agricoles/">Exposition au cadmium: l&rsquo;alimentation cause principale, priorité à la décontamination des sols agricoles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De toutes les causes d&rsquo;exposition des Français au cadmium, l&rsquo;alimentation est clairement la principale, souligne mercredi l&rsquo;Anses dans une vaste expertise, pressant d&rsquo;agir sur les sols agricoles et la teneur des fertilisants, comme les engrais minéraux phosphatés.</p>
<p>Le cadmium est naturellement présent dans l&rsquo;environnement, mais certaines activités humaines peuvent augmenter la présence de ce métal toxique en cas d&rsquo;exposition prolongée (cancérogène, toxique pour la reproduction, effets osseux, rénaux&#8230;).</p>
<p>Après plusieurs études faisant état d&rsquo;une exposition préoccupante des Français — trois à quatre fois plus élevée que dans des pays européens proches —, l&rsquo;Agence nationale de sécurité sanitaire de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo;environnement et du travail a évalué, pour la première fois, leur exposition globale au cadmium, tout au long de la vie.</p>
<p>En 2025, près de la moitié de la population française présentait des expositions dépassant les valeurs sanitaires de référence, estime l&rsquo;Anses, relevant aussi « une imprégnation préoccupante à tout âge et dès le plus jeune âge » . Or la toxicité du cadmium, faiblement éliminé par l&rsquo;organisme, est liée à la dose cumulée dans le temps.</p>
<p>Principale source d&rsquo;exposition, l&rsquo;alimentation explique jusqu&rsquo;à 98% de l&rsquo;imprégnation au cadmium des non fumeurs — les fumeurs se contaminant aussi en inhalant la fumée du tabac —, conclut l&rsquo;Anses dans son avis. Céréales du petit-déjeuner, pains, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, riz et blé, pommes de terre et certains légumes en contiennent le plus.</p>
<p>Objet d&rsquo;inquiétudes, le chocolat n&rsquo;est qu&rsquo;un « contributeur mineur: il est certes plus contaminé, mais moins largement consommé que les produits céréaliers » , a précisé à la presse Géraldine Carne, coordinatrice de l&rsquo;expertise.</p>
<p>Faute de données, certaines sources d&rsquo;exposition n&rsquo;ont pu être intégrées: tabagisme passif, certains cosmétiques, activités professionnelles.</p>
<p>Reste que « si les niveaux d&rsquo;exposition actuels se maintiennent et qu&rsquo;aucune action n&rsquo;est mise en place, des effets néfastes à terme sont probables pour une part croissante de la population » , alerte Mme Carne.</p>
<p>&#8211; « Agir à la source » &#8211;</p>
<p>Pour réduire durablement l&rsquo;imprégnation, l&rsquo;Anses appelle à « agir avant tout à la source » de la contamination alimentaire: au niveau des sols agricoles et fertilisants (engrais minéraux phosphatés), des effluents d&rsquo;élevage et des boues de stations d&rsquo;épuration.</p>
<p>Elle recommande d&rsquo;appliquer « dès que possible » les valeurs limites en cadmium dans les engrais minéraux phosphatés épandus sur les sols agricoles qu&rsquo;elle préconisait déjà en 2019: 20 milligrammes par kilogramme maximum contre 90 en France et 60 mg dans l&rsquo;Union européenne actuellement.</p>
<p>Le ministère de l&rsquo;Agriculture avait mis en consultation en octobre 2023 un arrêté envisageant de le réduire, sans suites depuis. « C&rsquo;est en cours » , a juste indiqué mercredi la ministre Annie Genevard à des journalistes, en marge d&rsquo;un colloque.</p>
<p>De son côté la filière des engrais, via son association France Fertilisants, a fait valoir une réduction d&rsquo;environ 70% de l&rsquo;usage d&rsquo;engrais minéraux phosphatés depuis 1988, assurant développer des procédés de « décadmiation » toutefois « complexes et coûteux » , pour réduire les teneurs en cadmium.</p>
<p>Pour réduire la présence du métal toxique dans les fertilisants vendus en France, l&rsquo;Anses préconise de privilégier des sources d&rsquo;approvisionnement en roche phosphatée ou produits dérivés contenant moins de cadmium.</p>
<p>Or, « les engrais minéraux phosphatés sont élaborés à partir de roches phosphatées situées hors de France » , essentiellement en provenance d&rsquo;Afrique du nord (Maroc, Algérie, Egypte), dont certaines « peuvent contenir des teneurs plus élevées en cadmium » , a précisé Yann Le Bodo, expert à l&rsquo;Anses et cocoordonnateur du rapport.</p>
<p>L&rsquo;agence sanitaire encourage également de nouvelles pratiques agricoles: ajuster le type et les quantités de fertilisants aux sols et cultures, mobiliser le phosphore déjà présent dans les sols, utiliser des variétés de blé moins accumulatrices en cadmium.</p>
<p>Elle suggère aussi de créer une base de données nationale pour renforcer le suivi des teneurs en cadmium des fertilisants.</p>
<p>Côté aliments, produits en France et importés, ses scientifiques préconisent d&rsquo;abaisser les teneurs maximales en cadmium des aliments influant le plus sur l&rsquo;exposition.</p>
<p>Si les efforts pour réduire l&rsquo;exposition doivent « avant tout » porter sur des actions collectives, l&rsquo;Anses invite aussi au plan individuel à « limiter la consommation de produits sucrés et salés à base de blé: céréales du petit déjeuner, gâteaux et biscuits » , ou à manger « plus de légumineuses à la place des aliments à base de blé comme les pâtes » .</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://actu.orange.fr/economie/exposition-au-cadmium-l-alimentation-cause-principale-priorite-a-la-decontamination-des-sols-agricoles-CNT000002o2fop.html">Actualités – Orange</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/exposition-au-cadmium-lalimentation-cause-principale-priorite-a-la-decontamination-des-sols-agricoles/">Exposition au cadmium: l&rsquo;alimentation cause principale, priorité à la décontamination des sols agricoles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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		<title>Cadmium : faute d’arrêter de manger pain et patates, il est urgent d’agir sur la contamination des sols</title>
		<link>https://www.fr-infos.com/cadmium-faute-darreter-de-manger-pain-et-patates-il-est-urgent-dagir-sur-la-contamination-des-sols/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ouest-France]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La surexposition de la population française à ce métal s’aggrave. Celle-ci est essentiellement liée à la consommation d’aliments de base (pommes de terre, pâtes, pain…). Le principal levier serait de diminuer le taux de cadmium des engrais phosphatés, insiste l’Agence sanitaire Anses, qui préconise des mesures plus énergiques, afin d’éviter un risque sanitaire global.</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/cadmium-faute-darreter-de-manger-pain-et-patates-il-est-urgent-dagir-sur-la-contamination-des-sols/">Cadmium : faute d’arrêter de manger pain et patates, il est urgent d’agir sur la contamination des sols</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Il y a une augmentation obstinée et constante de l’exposition de la population française au cadmium » , constate Matthieu Schuler, directeur de l’évaluation des risques à l’agence sanitaire Anses. « Plus de la moitié des 45-64 dépassent les valeurs de référence » , indique Géraldine Carne, qui a coordonné une nouvelle expertise, dévoilée ce mardi 24 mars. Plus d’un tiers des enfants de moins de trois ans « a déjà dépassé les valeurs biologiques repères » .. Et la surexposition s’accélère particulièrement chez les enfants.</p>
<p>Le cadmium, un métal, s’accumule dans l’organisme et il faut de 10 à 30 ans pour l’éliminer. La plupart de ses effets négatifs apparaissent après soixante ans : plus de fractures osseuses et d’ostéoporose, des problèmes rénaux, un risque supplémentaire d’apparition de certains cancers (pancréas, vessie, sein, prostate..), un risque cardiovasculaire accru&#8230; La population française est trois à quatre fois plus imprégnée que beaucoup de nos voisins européens et que les Américains.</p>
<p>Le taux important du cadmium dans les engrais importés en France, beaucoup venant du Maroc où les roches sont particulièrement chargées en ce métal, est déjà bien identifié. En 2019, l’Anses avait déjà recommandé des taux maximum plus drastiques dans les engrais : 20 mg/kg, alors que la norme actuelle européenne est de 60 mg/kg. Et la norme française encore plus laxiste : 90 mg/kg.</p>
<p>Pour cette nouvelle expertise, l’Agence assure avoir évalué&#8230;</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://www.ouest-france.fr/environnement/pollution/cadmium-faute-darreter-de-manger-pain-et-patates-il-est-urgent-dagir-sur-la-contamination-des-sols-76fa462e-2791-11f1-955e-7a93d197b6cf">Ouest-France</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/cadmium-faute-darreter-de-manger-pain-et-patates-il-est-urgent-dagir-sur-la-contamination-des-sols/">Cadmium : faute d’arrêter de manger pain et patates, il est urgent d’agir sur la contamination des sols</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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		<title>La belle envolée, la grande migration de l’oie des neiges</title>
		<link>https://www.fr-infos.com/la-belle-envolee-la-grande-migration-de-loie-des-neiges/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Radio-Canada]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 15:49:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La grande migration de l’oie des neiges : de l’escale du Saint-Laurent à la réserve de l’île Bylot</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/la-belle-envolee-la-grande-migration-de-loie-des-neiges/">La belle envolée, la grande migration de l’oie des neiges</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Halte 1 &#8211; Le grand banquet du Saint-Laurent</p>
<p>Au milieu du fleuve, alors que l&rsquo;archipel de l&rsquo;Isle-aux-Grues s&rsquo;éveille après l&rsquo;hiver froid, le silence est soudainement rompu par des cris dans le ciel et une vague blanche à l&rsquo;horizon : elles sont là, les oies des neiges, par milliers. Pour les insulaires, ce retour est le coup d&rsquo;envoi du printemps.</p>
<p>L&rsquo;oie blanche, ici, c&rsquo;est la migration! C&rsquo;est l&rsquo;île qui reprend vie, au printemps comme à l&rsquo;automne, résume le chasseur Nicolas Lemieux, le regard tourné vers les battures envahies.</p>
<p>À ses côtés, son compagnon Gilbert Lavoie partage cet engouement. Année après année, ça nous épate! On est émerveillés à chaque fois qu&rsquo;on les voit arriver et on ne se tanne pas de les voir. J&rsquo;adore les côtoyer, j&rsquo;adore les chasser.</p>
<p>Pour déjouer la vigilance de ces oiseaux grégaires, les chasseurs doivent déployer des trésors d&rsquo;ingéniosité afin de créer l&rsquo;illusion parfaite. La stratégie demande du temps et une patience infinie. Dans les champs, ils installent un arsenal de fausses oies et de haut-parleurs.</p>
<p>L&rsquo;objectif est ambitieux. On essaie de recréer un troupeau de 350 oiseaux dans un champ. Ça envoie le signal aux vraies oies de venir se nourrir ou se reposer, explique Nicolas Lemieux.</p>
<p>Mais la ruse a ses limites face à un oiseau qui s&rsquo;adapte. Avec les années, on les a beaucoup éduquées. Elles sont très méfiantes. Aujourd&rsquo;hui, on leur a tellement montré les nouvelles façons de faire qu&rsquo;elles ont tout appris, constate Gilbert Lavoie.</p>
<p>Un peu plus loin dans l&rsquo;archipel, presque au même moment, l&rsquo;oie est aussi dans la mire des chercheurs. Pierre Legagneux, directeur du Centre d&rsquo;études nordiques à l&rsquo;Université Laval, observe ce manège avec attention. Son équipe scrute les groupes à la recherche d&rsquo;oies équipées de colliers GPS.</p>
<p>L&rsquo;archipel est un garde-manger pour les oies quand elles arrivent en migration, explique-t-il. Et pour cause : sur les berges de l&rsquo;île aux Grues, c&rsquo;est l&rsquo;effervescence. Les oies ont la tête plongée dans la vase, arrachant avec vigueur les rhizomes de scirpe, leur principal carburant.</p>
<p>Après un hiver passé sur la côte est américaine, elles doivent s&rsquo;engraisser avant l&rsquo;ultime étape de leur périple : 3000 kilomètres vers le nord, d&rsquo;une seule traite. Les tubercules sont riches en amidon, c&rsquo;est de l&rsquo;énergie brute pour elles, ajoute Pierre Legagneux, qui se passionne autant pour le comportement de l&rsquo;oiseau que pour ses données GPS. « Elles se chicanent, elles se picossent, elles sont très territoriales, mais, en même temps, elles ont besoin des autres pour exister. Il y a tout ça qu&rsquo;on retrouve dans nos comportements à nous. » — Une citation de Pierre Legagneux, directeur, Centre d&rsquo;études nordiques</p>
<p>L&rsquo;oie des neiges agit comme un véritable métronome. Pour bien comprendre son parcours, il faut d&rsquo;ailleurs distinguer les deux populations présentes en Amérique du Nord. Alors que la petite oie des neiges traverse les territoires de l&rsquo;ouest et du centre du continent, c&rsquo;est la grande oie des neiges qui a fait de la vallée du Saint-Laurent, au Québec, son grand couloir migratoire.</p>
<p>Si, pour l&rsquo;observateur, ce spectacle est une féerie, pour l&rsquo;oiseau, c&rsquo;est une mission critique et une course contre la montre où chaque gramme de graisse accumulée peut changer les choses pour sa reproduction.</p>
<p>Cette longue route migratoire s&rsquo;explique par une quête bien précise qui dicte tous leurs déplacements. En fait, les grandes oies suivent perpétuellement le printemps. Que ce soit lors de leur hivernement aux États-Unis, de leur halte au Québec ou de leur arrivée dans l&rsquo;Arctique, elles recherchent constamment des territoires où les températures frisent les 10 à 15 degrés Celsius maximum.</p>
<p>En fuyant les grandes chaleurs, ces populations s&rsquo;assurent de toujours séjourner dans des endroits où l&rsquo;herbe ne pousse pas trop rapidement. Cette croissance ralentie leur garantit ainsi un accès continu à de jeunes pousses hautement nutritives, indispensables à leur survie tout au long de l&rsquo;année.</p>
<p>De la quasi-disparition à la surabondance</p>
<p>Pourtant, ce grand voyage a bien failli être un lointain souvenir. Au début du siècle dernier, l&rsquo;oie des neiges a frôlé la disparition, avant de connaître un rebond en raison de l&rsquo;encadrement de la chasse. Mais c&rsquo;est l&rsquo;intensification de l&rsquo;agriculture qui a véritablement changé la donne. L&rsquo;expansion des cultures et l&rsquo;arrivée massive du maïs le long de la route migratoire ont offert aux oiseaux un buffet inespéré.</p>
<p>Le grain de maïs est disponible tout de suite, c&rsquo;est très riche en énergie, souligne Pierre Legagneux. L&rsquo;oie a vite compris qu&rsquo;il était beaucoup plus rentable de picorer des grains dans les champs que d&rsquo;arracher laborieusement des racines dans les marais. Cette diète agricole lui permet de s&rsquo;engraisser plus rapidement, générant un surplus d&rsquo;énergie qui est directement investi dans la reproduction.</p>
<p>Cette adaptation remarquable a mené à une explosion démographique à travers le continent. Alors que la population de la petite oie des neiges a atteint des sommets vertigineux avec au moins 15 millions d&rsquo;oiseaux dans le centre du continent, l&rsquo;impact sur leur habitat s&rsquo;est avéré dévastateur. En arrachant agressivement les plantes pour se nourrir, cette surabondance d&rsquo;oiseaux finit par créer une désertification de la toundra dans le Bas-Arctique, soutient Pierre Legagneux.</p>
<p>De son côté, la grande oie des neiges a franchi le cap du million d&rsquo;oiseaux dans l&rsquo;est. Il y a 20 ans, cette surabondance a mené à l&rsquo;ouverture de la chasse printanière au Québec. L&rsquo;objectif était d&#8217;empêcher la répétition d&rsquo;un tel scénario dans le Haut-Arctique.</p>
<p>C&rsquo;est donc ici, à des milliers de kilomètres de la toundra, que les chasseurs jouent un rôle crucial pour protéger la végétation nordique. Gilbert Lavoie reconnaît son rôle dans la gestion et la préservation de l&rsquo;espèce. Si on veut une pérennité de la présence des oies et du succès de chasse, il faut aussi que les chasseurs respectent les réglementations, fait-il valoir.</p>
<p>Après des années d&rsquo;efforts, cette chasse contrôlée porte ses fruits. La population est maintenant stable, même si, par moments, elle est un peu nombreuse par rapport à ce à quoi on s&rsquo;attendrait s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de pratiques agricoles. Mais elle est stabilisée, donc on la gère relativement bien, confirme Pierre Legagneux.</p>
<p>Dès la mi-mai, l&rsquo;instinct commande le départ : c&rsquo;est le moment de la grande envolée. Les oies quittent le fleuve pour prendre la direction du Grand Nord, attendant les conditions météorologiques idéales pour s&rsquo;élancer.</p>
<p>Dès qu&rsquo;il y a des vents qui vont les pousser vers le nord, c&rsquo;est à ce moment qu&rsquo;elles vont partir, précise Pierre Legagneux. Elles vont migrer relativement haut, 2000 mètres à peu près d&rsquo;altitude, puis effectuer un voyage autour de 60 km à l&rsquo;heure.</p>
<p>La migration peut se faire sans aucune escale jusqu’à l’aire de reproduction. On a déjà vu ça avec nos données GPS : deux jours pour se rendre aux sites de reproduction, c’est notre record! affirme Pierre Legagneux.</p>
<p>À L’Isle-aux-Grues, ce départ laisse un grand vide, mais il est essentiel au cycle de la vie. On n&rsquo;est pas déçus de les voir partir, mais la nature change complètement quand elles ne sont plus là, observe le chasseur Gilbert Lavoie. On est contents de voir que, quand elles partent, elles sont prêtes à pondre les œufs, à élever les petits, puis à nous revenir à l&rsquo;automne.</p>
<p>Halte 2 &#8211; L&rsquo;île Bylot : une oasis dans l&rsquo;immensité</p>
<p>Après un périple de près de 3000 kilomètres, les couples d’oies atteignent l’Arctique pour se reproduire. Au cœur de cet espace s’étendent l’île Bylot et le parc national Sirmilik, un territoire protégé de 11 000 kilomètres carrés situé à l’extrémité nord de la Terre de Baffin, au Nunavut.</p>
<p>Le paysage y est contrasté : les montagnes et les glaciers de la cordillère arctique dominent le relief, tandis qu’au sud s’étend une vaste plaine de toundra.</p>
<p>Cet environnement sans infrastructure humaine offre un sentiment de nature sauvage, s’étonne encore Joël Bêty, professeur de biologie à l&rsquo;Université du Québec à Rimouski (UQAR), même après de nombreux étés passés sur l’île Bylot. On sait que c&rsquo;est un réel privilège d&rsquo;être ici.</p>
<p>Il est l&rsquo;un des principaux chercheurs à la station de recherche depuis 30 ans.</p>
<p>C’est dans cette toundra, sous une lumière constante 24 heures sur 24, que s’installe la plus grosse colonie d’oies des neiges au monde. L&rsquo;île Bylot rassemble à elle seule 15 % de toute la population, le reste de l&rsquo;espèce étant dispersé ailleurs dans le Grand Nord.</p>
<p>Contrairement aux grands groupes observés plus au sud, les oiseaux se répartissent ici en couples isolés et dispersés les uns des autres, note Joël Bêty. Ce qui est vraiment fascinant, c&rsquo;est le fait qu&rsquo;on peut observer les interactions entre plusieurs espèces sans obstacle visuel.</p>
<p>Le travail scientifique s’appuie sur la station de recherche de l’île Bylot du Centre d’études nordiques. C&rsquo;est le fruit d’une collaboration entre diverses universités et centres de recherche au Québec. Pour couvrir ce vaste territoire, les scientifiques se répartissent entre un camp de base principal et des camps temporaires plus isolés dans la toundra.</p>
<p>Au camp 2, nous nous retrouvons au cœur de la colonie d&rsquo;oies des neiges de l&rsquo;île Bylot. On est dans la maison des oies ici, vraiment. Ça devient aussi un peu notre maison à nous aussi, notre quotidien, confie Matthieu Weiss-Blais, étudiant au doctorat, alors qu&rsquo;il s&rsquo;apprête à partir pour dresser un inventaire des nids.</p>
<p>En chargement</p>
<p>Avant de pénétrer dans la colonie d&rsquo;oies, les chercheurs vérifient toujours s&rsquo;il y a la présence d&rsquo;un renard.</p>
<p>Matthieu Weiss-Blais et Pierre Fugère examinent minutieusement les nids de la colonie, œuf par œuf.</p>
<p>La mesure de chaque œuf est nécessaire pour anticiper une date d&rsquo;éclosion.</p>
<p>Les nids d&rsquo;oies sont faits de duvet, de plume et de matières organiques.</p>
<p>1/ de 4</p>
<p>Image 1 de 4 : Matthieu Weiss-Blais et un autre scientifique en train de regarder dans des jumelles, sur l&rsquo;île Bylot, au Nunavut, en été 2025. Avant de pénétrer dans la colonie d&rsquo;oies, les chercheurs vérifient toujours s&rsquo;il y a la présence d&rsquo;un renard. Photo : Benoît Livernoche.</p>
<p>Image 2 de 4 : Matthieu Weiss-Blais et un autre scientifique en train de regarder un nid d&rsquo;oies des neiges et de prendre des notes dans la toundra, sur l&rsquo;île Bylot, au Nunavut, en été 2025. Matthieu Weiss-Blais et Pierre Fugère examinent minutieusement les nids de la colonie, œuf par œuf. Photo : Benoît Livernoche.</p>
<p>Image 3 de 4 : Matthieu Weiss-Blais en train de mesurer un œuf d&rsquo;oies des neiges, sur l&rsquo;île Bylot, au Nunavut, en été 2025. La mesure de chaque œuf est nécessaire pour anticiper une date d&rsquo;éclosion. Photo : Benoît Livernoche.</p>
<p>Image 4 de 4 : Un nid d&rsquo;œufs d&rsquo;oies des neiges, dans la toundra de l&rsquo;île Bylot, au Nunavut, en été 2025. Les nids d&rsquo;oies sont faits de duvet, de plume et de matières organiques. Photo : Benoît Livernoche.</p>
<p>Le travail de terrain est intense. Les chercheurs visitent des centaines de nids pour mesurer chaque ponte. Toutes les mesures qu&rsquo;on prend sur les œufs nous permettent d&rsquo;avoir plein de paramètres sur la reproduction, explique Matthieu Weiss-Blais.</p>
<p>Une fois la ponte terminée, la femelle se consacre entièrement à sa mission. Elle va passer 90 % de son temps sur le nid à incuber les œufs, Donc, c&rsquo;est 23 heures par jour environ, ajoute l&rsquo;étudiant. Parfois, en approchant l&rsquo;oreille de la coquille, on peut déjà entendre l’oison cogner et se tourner dans l&rsquo;œuf, prêt à naître.</p>
<p>Les réseaux de la toundra : l&rsquo;effet domino</p>
<p>Sur l&rsquo;île Bylot, le succès de la reproduction ne tient parfois qu’à un fil. Matthieu Weiss-Blais en fait le constat en arrivant devant un nid vide. Ici, le travail va être court, car on a eu une prédation, constate-t-il devant l&rsquo;absence de coquilles au fond de la coupole. Cela ne laisse aucun doute, un renard est passé par là.</p>
<p>Dans cette toundra, les couples d’oies sont constamment aux aguets, car les renards arctiques rôdent sans relâche en quête de nourriture. Le renard ne s&rsquo;attaque pas aux oies adultes, des batailleuses aguerries d&rsquo;une masse comparable à la sienne.</p>
<p>Cependant, les renards sont passés maîtres dans l&rsquo;art de voler les œufs, qu’ils vont ensuite cacher. Ces œufs serviront de nourriture plus tard. Ils ont une énorme mémoire spatiale, ils savent où sont les choses, puis ils ont surtout un odorat qui permet de tout retrouver , affirme Dominique Berteaux, professeur de biologie à l&rsquo;Université du Québec à Rimouski (UQAR), qui étudie les populations de renards arctiques depuis plus de 20 ans. « Le renard parcourt entre 30 et 40 kilomètres chaque jour pour trouver de la nourriture. C&rsquo;est comme si nous faisions un marathon tous les jours. » — Une citation de Dominique Berteaux, professeur de biologie à l&rsquo;UQAR</p>
<p>Pour mieux comprendre leurs déplacements, l&rsquo;équipe de recherche utilise des colliers émetteurs munis de GPS et d&rsquo;accéléromètres. On est capables de savoir quand l&rsquo;animal a couru, quand il a gratté le sol, sauté ou dormi, explique Dominique Berteaux.</p>
<p>Ces données révèlent que les jeunes renards peuvent parfois s&rsquo;exiler à des milliers de kilomètres pour aller trouver leurs tanières. Ils peuvent atteindre le nord du Québec, le Yukon ou même le Groenland.</p>
<p>Les hot dogs de la toundra</p>
<p>Si le renard apprécie les œufs, c&rsquo;est qu&rsquo;ils sont riches en protéines. Mais, comme ils sont difficiles à obtenir, il se rabat souvent sur une proie beaucoup plus facile à attraper : le lemming. Moi, je les appelle les hot dogs de la toundra parce que les renards adorent manger les lemmings, affirme Dominique Berteaux.</p>
<p>C&rsquo;est le petit snack d&rsquo;après-midi, renchérit Dominique Fauteux, chercheur au Musée canadien de la nature, qui étudie ce petit rongeur considéré comme le baromètre écosystémique de l&rsquo;Arctique.</p>
<p>La population de lemmings suit des cycles spectaculaires qui dictent la survie de nombreuses autres espèces. On peut voir que les lemmings se reproduisent à une vitesse fulgurante et qu&rsquo;à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une seule année la population peut centupler littéralement, explique Dominique Fauteux.</p>
<p>Ces pics d&rsquo;abondance surviennent généralement tous les trois à quatre ans, suivis d&rsquo;effondrements tout aussi brutaux. Selon le chercheur, la pression exercée par les prédateurs finit inévitablement par rattraper les petits rongeurs. La prédation dépasse alors le taux de reproduction, ce qui plonge la population à son plus bas niveau.</p>
<p>Cette dynamique crée une réaction en chaîne. Les années de pics, les prédateurs comme le renard ou le harfang des neiges sont rassasiés par ce buffet à volonté, ce qui diminue la pression sur les nids d&rsquo;oies. À l&rsquo;inverse, lorsque les lemmings se font rares, les renards se tournent massivement vers les œufs.</p>
<p>Il y a moins de reproduction, moins de renardeaux et, donc, plus de prédation sur les nids d&rsquo;oies, précise Dominique Berteaux.</p>
<p>Sur l’île Bylot, un fil invisible relie ainsi le destin du minuscule rongeur à celui de l&rsquo;oie blanche. Le lemming étant abondant va favoriser le succès reproducteur des oies, conclut Dominique Fauteux, soulignant que cette explosion de vie dans le Nord finit par avoir un impact direct sur le succès des chasseurs, à des milliers de kilomètres plus au sud, au retour des oies au Québec.</p>
<p>Le cycle de la vie : une course contre la montre</p>
<p>Au début de juillet, l’éclosion des premiers œufs d&rsquo;oies marque un tournant, suscitant l&rsquo;émotion parmi les chercheurs qui suivent les nids depuis la ponte. On est choyés de voir les oies dans leurs premiers instants de vie. C’est vraiment très précieux, avoue Matthieu Weiss-Blais, visiblement attendri.</p>
<p>Dès leur sortie de la coquille, les oisons sont identifiés par des marqueurs qui permettront de suivre leur taux de survie sur l’île. Cette naissance constitue la première étape d&rsquo;un très long parcours migratoire vers le sud.</p>
<p>L&rsquo;éclosion s&rsquo;inscrit aussi dans une véritable course contre la montre amorcée dès l&rsquo;arrivée des oiseaux au printemps. Dans l&rsquo;Arctique, le cycle de la vie ne laisse aucun répit et la fenêtre disponible pour la reproduction s&rsquo;avère très étroite.</p>
<p>En quelques semaines, on passe de la fonte de neige, à l&rsquo;arrivée des oiseaux, la ponte, l&rsquo;incubation, puis l&rsquo;explosion de la vie, fait remarquer le professeur de l&rsquo;UQAR Joël Bêty, en rappelant que tout est extrêmement compressé dans le temps.</p>
<p>Si le moindre problème retarde le processus, les oiseaux risquent tout simplement de sauter la reproduction.</p>
<p>La première migration des oisons</p>
<p>À peine une ou deux journées après l&rsquo;éclosion, la famille entame déjà sa première migration. Les parents guident les oisons hors de la colonie pour franchir à la marche terres et rivières afin de rejoindre les aires d&rsquo;alimentation, situées à environ 30 kilomètres de là. « C&rsquo;est 30 kilomètres en ligne droite, mais imaginez un petit oison qui fait des montées, des descentes. La distance réelle parcourue est peut-être le double. » — Une citation de Joël Bêty, professeur de biologie, UQAR</p>
<p>Le long des plages et des bords de mer, on peut voir une multitude de traces de pas qui témoignent de ces déplacements massifs. Pour ces jeunes familles, la vigilance est totale. Si un renard surgit, les parents utilisent la mer comme refuge.</p>
<p>On les voit alors courir à l&rsquo;eau ou monter sur la banquise pour protéger leurs petits. C&rsquo;est vraiment spectaculaire, s&rsquo;exclame Joël Bêty. Une fois arrivés dans les aires d&rsquo;alimentation, les jeunes disposent de quelques semaines pour grandir et apprendre à voler.</p>
<p>Alors qu&rsquo;ils traversent la toundra, les oisons marchent sur un sol en pleine transformation. L&rsquo;Arctique se réchauffe aujourd&rsquo;hui en moyenne de trois à quatre fois plus vite que le reste de la planète et, sur l’île Bylot, les changements sont visibles à l&rsquo;œil nu.</p>
<p>Au cours des 30 dernières années, une des transformations, c&rsquo;est le recul des glaciers, observe Joël Bêty. Le dégel du pergélisol crée également des ravins et de petits lacs, changeant la configuration même du paysage.</p>
<p>Ces îlots inédits servent de refuge à une nouvelle venue, la bernache de Hutchins. Cet oiseau, qui ressemble à s&rsquo;y méprendre à la bernache du Canada, mais en plus petit, colonise l&rsquo;île de manière fulgurante.</p>
<p>Pour Joël Bêty, cette apparition est l&rsquo;un des changements les plus marquants de ses décennies de recherche. Le biologiste se souvient encore d&rsquo;être tombé sur le tout premier nid du secteur en 1996, alors qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui l&rsquo;équipe en dénombre près de 80.</p>
<p>Dans la toundra, l&rsquo;histoire semble se répéter. Tout comme la grande oie des neiges, la bernache de Hutchins arrive du centre du continent, ayant elle aussi profité de l&rsquo;abondance des terres agricoles du sud pendant son voyage.</p>
<p>Les deux espèces doivent désormais partager exactement le même garde-manger arctique. Puisque la nourriture est naturellement limitée dans ces contrées nordiques, les chercheurs surveillent attentivement cette cohabitation.</p>
<p>Pour mesurer l&rsquo;impact précis du broutement sur la végétation fragile, l&rsquo;équipe installe sur le sol des exclos, de petites structures grillagées. L&rsquo;objectif, c&rsquo;est d&#8217;empêcher les oies de brouter dans un petit secteur, précise Matthieu Weiss-Blais.</p>
<p>Ce dispositif simple mais ingénieux permet aux scientifiques de comparer la densité de la végétation intacte à l&rsquo;intérieur de l&rsquo;exclos avec celle qui a été broutée à l&rsquo;extérieur.</p>
<p>Les relevés sont rassurants, démontrant que la consommation ne dépasse pas 10 % de la biomasse végétale. Ces résultats prouvent que la gestion de la population d&rsquo;oies par la chasse dans le sud porte ses fruits et permet de maintenir la stabilité de l&rsquo;écosystème à l&rsquo;île Bylot.</p>
<p>À la fin du mois d&rsquo;août et au début du mois de septembre, le signal du départ retentit dans la toundra. Les familles d&rsquo;oies entament leur grand voyage de retour vers le sud, redescendant vers le Québec, puis les États-Unis.</p>
<p>Imaginez un oiseau qui traverse pour la première fois de sa vie un continent, c&rsquo;est quand même assez fascinant, dit Joël Bêty sur un ton ému.</p>
<p>Cette grande migration a beau se répéter année après année, ce spectacle saisonnier réussit chaque fois à éblouir. Pour les observateurs et les chasseurs restés au sud, comme Nicolas Lemieux à L’Isle-aux-Grues, l&rsquo;admiration est toujours au rendez-vous.</p>
<p>Je pense qu&rsquo;on envie un peu leur esprit nomade de pouvoir parcourir comme ça du nord au sud le continent, avoue-t-il, touché par l’endurance de ces grands voyageurs.</p>
<p>Le retour de ces nuées d&rsquo;oiseaux dans le ciel automnal conserve toute sa poésie. Les envolées, ça reste magique. On ne se tanne pas d&rsquo;un beau coucher de soleil, on ne se tanne pas d&rsquo;une belle envolée, ajoute le chasseur et pourvoyeur insulaire.</p>
<p>Ce grand voyage de plusieurs milliers de kilomètres s&rsquo;inscrit dans un éternel recommencement. Année après année, la grande oie des neiges relie la toundra de l&rsquo;île Bylot aux haltes migratoires du fleuve Saint-Laurent pour se rendre aux États-Unis, marquant les saisons de son vol continu.</p>
<p>Que ce soit au cœur de l&rsquo;immensité arctique ou à leur retour tant attendu au Québec, ce cycle immuable continue de fasciner ceux qui croisent leur route.</p>
<p>Les oies vont toujours avoir des surprises pour nous et on va encore, et pour longtemps, venir les observer, s&rsquo;émerveille Matthieu Weiss-Blais. C&rsquo;est une espèce qui se rassemble et nous rassemble, un animal qui, au final, est inspirant.</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/15584/oiseaux-migratoires-bylot-saint-laurent">Radio-Canada</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/la-belle-envolee-la-grande-migration-de-loie-des-neiges/">La belle envolée, la grande migration de l’oie des neiges</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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		<title>Voici à quoi ressemblera la Terre dans 250 millions d’années, la France y occupera une place hautement stratégique</title>
		<link>https://www.fr-infos.com/voici-a-quoi-ressemblera-la-terre-dans-250-millions-dannees-la-france-y-occupera-une-place-hautement-strategique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Presse-citron]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 16:49:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon les projections des géologues, la planète Terre n'aura plus rien à voir avec ce que l'on connaît aujourd'hui dans 250 millions d'années. Si la France existe toujours d'ici là, elle occupera une place de choix sur le planisphère.</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/voici-a-quoi-ressemblera-la-terre-dans-250-millions-dannees-la-france-y-occupera-une-place-hautement-strategique/">Voici à quoi ressemblera la Terre dans 250 millions d’années, la France y occupera une place hautement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’imaginaire collectif, la configuration actuelle des continents semble immuable. Pourtant, à l’échelle géologique, notre planète n’a cessé de se transformer, remodelant sans cesse ses terres et ses océans.</p>
<p>Selon les projections des géologues, un bouleversement attend la Terre dans 250 millions d’années : la formation d’un nouveau supercontinent, baptisé Pangée Ultima. Et dans cette recomposition planétaire, la France pourrait se retrouver dans une position privilégiée, à la croisée de territoires aujourd’hui séparés par des milliers de kilomètres.</p>
<p>Pangée Ultima : le retour du supercontinent</p>
<p>Il y a environ 200 millions d’années, la Pangée originelle s’est fragmentée sous l’effet des mouvements des plaques tectoniques, donnant naissance à la disposition actuelle des continents. Mais cette séparation n’était qu’une étape temporaire dans l’histoire de la Terre. Les plaques tectoniques poursuivent leur lente dérive, animées par des forces colossales issues des profondeurs du manteau terrestre.</p>
<p>Selon Christopher Scotese, géographe et concepteur du projet PALEOMAP, ce mouvement inéluctable conduira, dans 250 millions d’années, à la fusion des masses continentales en un immense bloc unique : Pangée Ultima.</p>
<p>Dans ce scénario, l’océan Atlantique disparaîtra, avalé par l’approche progressive des Amériques vers l’Afrique et l’Eurasie. L’océan Indien, quant à lui, deviendra une mer intérieure, encerclée par des territoires aujourd’hui familiers mais radicalement transformés. La géographie mondiale sera méconnaissable : Cuba fusionnera avec les États-Unis, la Corée se retrouvera prise en étau entre la Chine et le Japon, et le Groenland s’accolera au Canada.</p>
<p>La France, future voisine du pôle Nord et de l’Afrique</p>
<p>Dans cette nouvelle Pangée, la France occupera une place stratégique. Les simulations géologiques indiquent que l’Hexagone remontera vers les latitudes nordiques, se rapprochant du pôle Nord. Mais ce n’est pas tout : la disparition de la Méditerranée, conséquence directe de la collision des plaques, rapprochera la France de l’Afrique du Nord. Ainsi, nos frontières pourraient côtoyer non seulement l’Espagne, le Portugal ou l’Italie, mais aussi le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie.</p>
<p>Ce bouleversement géographique s’accompagnera de conditions climatiques extrêmes. Selon une étude publiée dans la revue Nature, la formation de Pangée Ultima entraînera une activité volcanique intense, responsable d’une augmentation massive du dioxyde de carbone dans l’atmosphère.</p>
<p>Résultat : des températures dépassant les 40 °C sur la majeure partie du supercontinent ainsi qu’une aridité généralisée, aggravée par un Soleil 2,5 % plus lumineux qu’aujourd’hui. Ce cocktail explosif pourrait provoquer une extinction massive des mammifères, incapables de s’adapter à un environnement si hostile.</p>
<p>Toutefois, les régions situées aux latitudes les plus septentrionales, proches de l’actuel cercle polaire, pourraient offrir un climat plus tempéré et des ressources en eau plus stables. La France, remontée vers ces zones, figurerait parmi les rares territoires encore habitables de ce nouveau monde, aux côtés du Royaume-Uni, du Portugal et de certaines parties de l’Afrique du Nord. Ce rôle de refuge climatique conférerait à notre pays une importance inédite dans l’histoire future de la planète.</p>
<p>La Terre formera un nouveau supercontinent, Pangée Ultima, dans 250 millions d’années, remodelant totalement la géographie mondiale.</p>
<p>La France se retrouvera proche du pôle Nord et de l’Afrique du Nord, bénéficiant d’un climat plus clément que la majorité du supercontinent.</p>
<p>Malgré des conditions extrêmes sur la plupart des terres émergées, la France pourrait devenir l’un des rares refuges habitables pour les espèces survivantes.</p>
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4cd.png" alt="📍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://www.presse-citron.net/voici-a-quoi-ressemblera-la-terre-dans-250-millions-dannees-la-france-y-occupera-une-place-hautement-strategique/">Presse-citron</a></p>
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		<title>Jane Dieulafoy : combattante exploratrice et archéologue le parcours d’une femme en avance sur son temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Science et vie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 20:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au XIXᵉ siècle, Jane Dieulafoy s’impose comme exploratrice et archéologue, défiant les normes sociales grâce à ses expéditions en Perse.</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/jane-dieulafoy-combattante-exploratrice-et-archeologue-le-parcours-dune-femme-en-avance-sur-son-temps/">Jane Dieulafoy : combattante exploratrice et archéologue le parcours d’une femme en avance sur son temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À la fin du XIXᵉ siècle, les grandes expéditions archéologiques participent à la redécouverte des civilisations antiques. Ces missions restent pourtant dominées par des savants et explorateurs masculins. Dans ce contexte, la trajectoire de Jane Dieulafoy surprend et intrigue. Née à Toulouse en 1851, elle s’impose dans un domaine qui laisse peu de place aux femmes. Aventurière, elle accompagne son mari sur les champs de bataille de 1870 avant de parcourir des milliers de kilomètres jusqu’en Perse. Archéologue, photographe et écrivaine, elle participe à des fouilles majeures qui enrichissent les collections du Louvre.</p>
<p>Son parcours bouscule les normes sociales de son époque, notamment par son choix d’adopter l’habit masculin et par ses engagements publics. Comme le montre l’ouvrage d’Audrey Marty consacré à cette figure singulière, comprendre son destin permet d’éclairer une période où la recherche scientifique, l’exploration et les combats pour l’égalité commencent à se croiser.</p>
<p>Une jeunesse audacieuse dans un XIXe siècle contraignant</p>
<p>Jeanne Magre, dite Jane, naît à Toulouse en 1851 dans une famille aisée du Lauragais. Son enfance se déroule dans un environnement cultivé où la lecture et l’apprentissage occupent une place importante. Cette formation intellectuelle nourrit très tôt son goût pour l’histoire et les récits d’exploration. En 1870, elle épouse Marcel Dieulafoy, ingénieur des Ponts et Chaussées. Leur relation dépasse rapidement le cadre du mariage traditionnel. Le couple partage un intérêt commun pour l’architecture, l’histoire et les voyages. Cette complicité intellectuelle sera déterminante pour la suite de leur parcours. « Comme les deux faces d’une même pièce, ils sont en total symbiose » explique l’historienne Audrey Marty.</p>
<p>Quelques semaines après leur union, la guerre franco-prussienne éclate. Jane décide d’accompagner son mari sur le front. Elle adopte alors un uniforme masculin afin de pouvoir circuler avec les troupes et participer aux déplacements militaires. Dans la France du XIXᵉ siècle, ce choix est exceptionnel. Les femmes sont exclues du monde militaire et des zones de combat.</p>
<p>Cette expérience forge son caractère. Elle découvre la logistique des déplacements, la vie dans des conditions difficiles et l’organisation des campagnes militaires. Cette familiarité avec les voyages exigeants lui sera précieuse lors des expéditions scientifiques qu’elle entreprendra plus tard.</p>
<p>Après la guerre, Jane conserve l’habitude de porter le pantalon, plus pratique pour voyager et travailler. La loi française impose alors aux femmes une autorisation administrative pour adopter un vêtement masculin. Jane obtient cette permission officielle, ce qui lui permet de circuler plus librement dans ses activités futures.</p>
<p>Audrey Marty souligne que ce choix vestimentaire n’est pas seulement symbolique. Il correspond à une volonté d’indépendance et à une adaptation concrète aux exigences du terrain. Cette liberté personnelle annonce déjà le rôle que Jane Dieulafoy jouera dans les explorations scientifiques de la fin du XIXᵉ siècle.</p>
<p>Un projet scientifique né de l’architecture orientale</p>
<p>Dans les années qui suivent la guerre, Marcel Dieulafoy développe un intérêt croissant pour l’architecture antique du Proche-Orient. Ingénieur de formation, il s’interroge sur les techniques de construction utilisées dans les grands palais de l’Empire perse. Les civilisations de cette région restent alors encore mal connues en Europe. Il échange avec Eugène Viollet-le-Duc sur ses hypothèses. L’architecte l’encourage alors à se rendre sur place afin d’en vérifier les principes directement sur les vestiges antiques, rapporte Audrey Marty.</p>
<p>Jane et Marcel Dieulafoy décident alors d’organiser une mission scientifique vers la Perse. Leur objectif est d’étudier les vestiges de Suse, ancienne capitale de l’empire achéménide. Cette ville fut un centre politique majeur entre le VIᵉ et le IVᵉ siècle avant notre ère.</p>
<p>Le projet nécessite une préparation complexe. Les chercheurs doivent obtenir l’autorisation des autorités persanes et rassembler un financement suffisant pour un voyage de plusieurs mois. Les missions scientifiques de cette époque reposent souvent sur un mélange de soutien institutionnel, de mécènes et d’engagement personnel.</p>
<p>Jane participe activement à l’organisation du projet. Elle n’est pas seulement accompagnatrice mais véritable collaboratrice. Selon les travaux présentés par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), les archives du couple révèlent l’ampleur de cette préparation. Les carnets, plans et correspondances témoignent d’une planification rigoureuse avant le départ.</p>
<p>L’expédition ne constitue donc pas seulement une aventure personnelle. Elle s’inscrit dans le mouvement scientifique qui cherche à comprendre les grandes civilisations de l’Orient ancien à travers l’étude directe des sites archéologiques.</p>
<p>Les fouilles de Suse et les découvertes majeures</p>
<p>Les expéditions menées par Jane et Marcel Dieulafoy en Perse se déroulent dans les années 1880. Les conditions de voyage sont particulièrement difficiles. Les routes sont longues et les moyens de transport limités. Le couple parcourt plusieurs milliers de kilomètres à cheval, en caravane ou par voie fluviale. A la fin de sa première expédition, « ils rentrent exténués, amaigris, malades… mais vivants. […] Elle n’est que l’ombre d’elle-même » , raconte Audrey Marty.</p>
<p>Le site principal étudié par les chercheurs est celui de Suse, situé dans l’actuel sud-ouest de l’Iran. Cette ville fut l’une des capitales de l’empire achéménide, notamment sous le règne de Darius Ier. Les fouilles permettent de mettre au jour les vestiges du palais royal. Les archéologues découvrent notamment des fragments de décor architectural composés de briques émaillées colorées. Ces éléments formaient autrefois des frises monumentales destinées à décorer les murs du palais.</p>
<p>Parmi les découvertes les plus célèbres figure la frise des lions de Suse, aujourd’hui exposée au musée du Louvre. Ces lions stylisés, réalisés en briques polychromes, témoignent du raffinement artistique de l’architecture perse antique.</p>
<p>Les fouilles révèlent également des bases de colonnes, des fragments de chapiteaux et plusieurs éléments décoratifs qui permettent de mieux comprendre l’organisation du palais impérial. Selon les archives présentées par le Louvre, ces découvertes ont profondément enrichi les collections françaises consacrées aux civilisations de l’Orient ancien. Certaines salles du musée portent aujourd’hui le nom de Dieulafoy en hommage à cette contribution scientifique.</p>
<p>Jane participe activement à ces travaux. Elle observe les structures dégagées, consigne les informations dans ses carnets et participe à la documentation des découvertes. Ces recherches contribuent à améliorer la connaissance de l’architecture achéménide et à replacer Suse dans l’histoire des grandes capitales de l’empire perse.</p>
<p>La photographie un outil scientifique et diplomatique</p>
<p>La photographie occupe une place essentielle dans le travail mené par Jane Dieulafoy pendant les expéditions. À la fin du XIXᵉ siècle, cette technique représente encore une innovation relativement récente dans les missions scientifiques. Jane transporte un équipement photographique complet comprenant chambre photographique, plaques sensibles et matériel de développement. La réalisation d’un cliché demande plusieurs étapes techniques et une préparation minutieuse.</p>
<p>Les photographies servent d’abord à documenter les sites archéologiques. Elles permettent d’enregistrer l’état des structures découvertes et de conserver une trace visuelle des vestiges avant leur déplacement ou leur restauration. Selon les recherches présentées par l’INHA, les albums photographiques du couple Dieulafoy constituent aujourd’hui un fonds documentaire important pour l’histoire de l’archéologie.</p>
<p>Mais la photographie joue également un rôle relationnel sur le terrain. Les portraits réalisés par Jane représentent des habitants, des notables locaux ou des membres des caravanes rencontrées pendant les voyages.</p>
<p>Dans un contexte où la présence d’Européens peut susciter méfiance ou curiosité, ces portraits facilitent les échanges. Offrir une image photographique devient souvent un geste apprécié qui contribue à établir une relation de confiance.</p>
<p>Les clichés représentent également des marchés, des paysages habités et parfois des groupes de femmes perses vêtues de costumes traditionnels. Ces images offrent aujourd’hui un témoignage rare sur la société iranienne de la fin du XIXᵉ siècle.</p>
<p>Ainsi, la photographie devient pour Jane Dieulafoy un outil multiple. Elle sert à la fois de documentation scientifique, de moyen de communication et d’archive historique.</p>
<p>Une figure intellectuelle et un héritage durable</p>
<p>Au retour de ses expéditions, Jane Dieulafoy développe une activité intellectuelle importante. Elle participe aux débats scientifiques et culturels qui animent la vie parisienne de la fin du XIXᵉ siècle. Ses conférences attirent un public curieux des civilisations orientales récemment étudiées par les archéologues. Elle y explique l’organisation des palais perses, les techniques de construction et le contexte historique des découvertes réalisées en Perse. « Jamais avare en anecdotes, elle n’hésite pas à évoquer certains épisodes de sa vie » , selon Audrey Marty. « Dès ses premières représentations, elle s’attire […] les éloges de la presse » .</p>
<p>Jane s’implique également dans la vie littéraire française. En 1904, elle participe à la création du prix Femina, fondé par un jury exclusivement féminin afin de promouvoir la reconnaissance des femmes écrivaines. « Jane est persuadée que l’accès des femmes à l’éducation améliorera leurs conditions » . Elle en sera la présidente à deux reprises, en 1905 et en 1911. Son parcours reçoit aussi une reconnaissance officielle. Jane Dieulafoy est décorée de la Légion d’honneur, distinction rare pour une femme à cette époque.</p>
<p>Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, Marcel Dieulafoy reçoit un ordre de mission le 31 août et part pour le Maroc, alors placé sous protectorat français. Jane l’accompagne et poursuit sur place ses observations sur l’architecture et la vie urbaine. Elle s’intéresse notamment à la médina et participe parallèlement à des actions menées avec des infirmières auprès des blessés. Mais sa santé se dégrade pendant ce séjour. Tombée gravement malade en 1916, elle est rapatriée en France. Jane Dieulafoy meurt le 25 mai 1916 à Pompertuzat, dans le Lauragais.</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://www.science-et-vie.com/science-et-culture/archeologie/jane-dieulafoy-combattante-exploratrice-et-archeologue-le-parcours-dune-femme-en-avance-sur-son-temps-229602.html">Science et vie</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/jane-dieulafoy-combattante-exploratrice-et-archeologue-le-parcours-dune-femme-en-avance-sur-son-temps/">Jane Dieulafoy : combattante exploratrice et archéologue le parcours d’une femme en avance sur son temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>un seul pays d&#8217;Europe s&#8217;en sort très bien</title>
		<link>https://www.fr-infos.com/un-seul-pays-deurope-sen-sort-tres-bien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sciencepost]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 22:47:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quelques décennies, un géologue étasunien théorisait la formation d'un futur nouveau supercontinent : la Pangée ultime.</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/un-seul-pays-deurope-sen-sort-tres-bien/">un seul pays d&rsquo;Europe s&rsquo;en sort très bien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques année, un géologue étasunien lançait un projet dont le but était de cartographier la Terre au cours du dernier milliard d’années et d’effectuer des projections en fonction du mouvement des plaques tectoniques. Cet expert est à l’origine d’une hypothèse particulière : la Pangée ultime.</p>
<p>Un nouveau supercontinent à venir</p>
<p>La plupart du temps, le supercontinent « Pangée » est annoncé comme le point de départ des actuels continents, après leur séparation et leur dérive. Néanmoins, la Pangée est elle-même issue d’une alternance complexe de dislocation et de recomposition, au gré des mouvements des plaques tectoniques. Il n’est donc pas à exclure qu’un nouveau supercontinent se forme dans un futur lointain.</p>
<p>Géologue et paléogéographe de renom, l’étasunien Christopher Scotese a théorisé le concept de « Pangée ultime » (Pangea Ultima) en 1982. il s’agit ici d’un nouveau supercontinent qui pourrait exister dans approximativement 250 millions d’années (voir ci après). Un scénario très précis a vu le jour dans le cadre du projet PALEOMAP, décrit précisément en 2018 dans une présentation (PDF en anglais / 35 pages).</p>
<p>L’océan Atlantique serait voué à disparaitre, en raison de l’avancée de l’Amérique vers l’Afrique et l’Eurasie. L’océan Indien devrait quant à lui se transformer en une mer intérieure. En prenant en compte la position des pays actuels, la géopolitique mondiale fera l’objet d’un énorme bouleversement. Par exemple, la péninsule coréenne se retrouvera coincée entre la Chine et le Japon, le Groenland sera collé au Canada et Cuba fusionnera avec les États-Unis, entre autres.</p>
<p>Nouvelle géopolitique et conditions extrêmes</p>
<p>Au sein de cette Pangée ultime, la France – si cette dernière existe encore d’ici là – occupera une place stratégique de premier plan. Avec la disparition de la mer Méditerranée, notre pays se rapprochera de l’Afrique du Nord tout en remontant vers le pôle Nord. Il y aura donc des frontières communes avec l’Espagne, l’Italie, éventuellement le Portugal mais également, avec le Maroc, l’Algérie et peut-être la Tunisie.</p>
<p>En revanche, ce bouleversement s’accompagnera d’un cocktail explosif de conditions climatiques extrêmes et inévitablement, d’une extinction massive des mammifères. Il sera principalement question d’une activité volcanique intense, à l’origine d’une augmentation massive du CO2 dans l’atmosphère. Ainsi, la majeure partie de la Pangée ultime sera concernée par des températures dépassant les 40°C, dans un contexte où la luminosité du soleil sera plus importante qu’aujourd’hui (+2,5%). De par sa position beaucoup plus septentrionale qu’aujourd’hui, la France fera tout de même partie des rares terres émergées où la vie sera encore possible.</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://sciencepost.fr/dans-250-millions-dannees-la-terre-sera-meconnaissable-un-seul-pays-deurope-sen-sort-tres-bien/">Sciencepost</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/un-seul-pays-deurope-sen-sort-tres-bien/">un seul pays d&rsquo;Europe s&rsquo;en sort très bien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Saisis par les douanes, des ossements fossilisés datant de plusieurs millions d&#8217;années ont été remis à un laboratoire scientifique spécialisé</title>
		<link>https://www.fr-infos.com/saisis-par-les-douanes-des-ossements-fossilises-datant-de-plusieurs-millions-dannees-ont-ete-remis-a-un-laboratoire-scientifique-specialise/</link>
					<comments>https://www.fr-infos.com/saisis-par-les-douanes-des-ossements-fossilises-datant-de-plusieurs-millions-dannees-ont-ete-remis-a-un-laboratoire-scientifique-specialise/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[France 3 Régions]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 17:48:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la suite d'une saisie des douanes, un laboratoire spécialisé en paléontologie de l'université de Poitiers s'est vu remettre une centaine de fossiles qui serviront à la formation des étudiants.</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/saisis-par-les-douanes-des-ossements-fossilises-datant-de-plusieurs-millions-dannees-ont-ete-remis-a-un-laboratoire-scientifique-specialise/">Saisis par les douanes, des ossements fossilisés datant de plusieurs millions d&rsquo;années ont été remis à un laboratoire scientifique spécialisé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À la suite d&rsquo;une saisie des douanes, un laboratoire spécialisé en paléontologie de l&rsquo;université de Poitiers s&rsquo;est vu remettre une centaine de fossiles qui serviront à la formation des étudiants.</p>
<p>C&rsquo;est lors d&rsquo;une intervention en 2023 dans une voiture en provenance du Maroc que les douanes ont saisi une centaine d&rsquo;ossements et mâchoires fossilisées en très bon état de conservation. Ces objets viennent d&rsquo;être remis au laboratoire Paveloprim de l&rsquo;université de Poitiers à des fins pédagogiques.</p>
<p>Des fossiles qu&rsquo;on ne peut dater</p>
<p>Cette collection compte notamment de nombreuses mâchoires de mosasaures. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une espèce de dinosaure mais d&rsquo;un reptile marin de type lézard vivant il y a plusieurs millions d’années. Ce sont des fossiles uniques mais qu&rsquo;on ne peut malheureusement pas dater, ce qui en réduit l&rsquo;intérêt scientifique. « C&rsquo;est incroyable d&rsquo;avoir des fossiles dans cet état-là mais de ne pas être capable de les remettre dans un contexte, de ne pas être capable de reconstruire leur environnement, c&rsquo;est triste, » déplore Jules Martineau, étudiant en Master 2 – Paléontologie, Biodiversité, Écologie, Évolution. « Ce n&rsquo;est pas ce qu&rsquo;on souhaite quand on est passionné. On a envie de savoir où ces animaux vivaient, dans quel contexte, quelles étaient les interactions entre eux et c&rsquo;est dommage de perdre toutes ces informations-là. » Un point de vue que partage évidemment le directeur du laboratoire Paveloprim. « Nous les paléontologues, quand on trouve des fossiles, on prend du sédiment, tout un ensemble de végétaux et d&rsquo;animaux qui ont vécu ensemble et avec le niveau stratigraphique (relatif aux couches rocheuses, aux strates), on peut connaître l&rsquo;âge, » explique Gildas Merceron, le directeur du laboratoire et également directeur de recherche CNRS. « Dans ce cas, les douanes nous ont transmis ce matériel impressionnant mais on ne connaît pas la localisation, ni si ces objets viennent du même niveau stratigraphique ou de différents niveaux. Donc, la valeur scientifique de ces objets a quasiment disparu. On a accepté de recueillir ces pièces dans notre laboratoire pour s&rsquo;en servir de support à la formation de nos étudiants. » Du matériel pédagogique</p>
<p>Et c&rsquo;est là où les outils numériques entrent en scène. Les fossiles sont numérisés et deviennent un outil pédagogique pour apprendre à utiliser les scanners.</p>
<p>Jérôme Surault est le responsable de la plateforme technique de Paveloprim : « La numérisation 3D va nous permettre d&rsquo;abord de faire une copie virtuelle de l&rsquo;objet. On va pouvoir travailler sur cet objet, faire des analyses, réaliser des coupes et parfois exporter ces fichiers à l&rsquo;étranger pour comparer avec d&rsquo;autres spécimens. On ne travaille pas directement sur l&rsquo;objet, ce qui préserve sa sécurité et sa longévité. » La déception de ne pas pouvoir dater ces fossiles uniques est donc compensée par le matériel offert pour l&rsquo;enseignement des étudiants. « Ces nouvelles technologies permettent d&rsquo;avoir de nouvelles informations, rien à voir avec ce que l&rsquo;on peut obtenir avec la morphologie externe, » se réjouit Chloé Sanguedolce, également étudiante en master 2 – Paléontologie, Biodiversité, Écologie, Évolution. « Ce sont de nouveaux résultats qu&rsquo;on obtient avec la morphologie interne des fossiles, c&rsquo;est très intéressant. Ce sont des technologies qui nous sont vraiment nécessaires et il y en aura d&rsquo;autres dans les prochaines années. » C&rsquo;est parfait pour nous, les paléontologues, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;il nous faut. Ces manipulations pédagogiques sont une réelle chance.</p>
<p>Chloé Sanguedolce</p>
<p>Etudiante en master 2 – Paléontologie, Biodiversité, Écologie, Évolution</p>
<p>Les étudiants peuvent analyser ainsi en profondeur ces os pétrifiés sans risquer d&rsquo;abîmer les pièces mais ils déplorent l’augmentation des trafics et la perte des données paléontologiques qui en résulte.</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/saisis-par-les-douanes-des-ossements-fossilises-datant-de-plusieurs-millions-d-annees-ont-ete-remis-a-un-laboratoire-scientifique-specialise-3314199.html">France 3 Régions</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/saisis-par-les-douanes-des-ossements-fossilises-datant-de-plusieurs-millions-dannees-ont-ete-remis-a-un-laboratoire-scientifique-specialise/">Saisis par les douanes, des ossements fossilisés datant de plusieurs millions d&rsquo;années ont été remis à un laboratoire scientifique spécialisé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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		<title>Cadmium : huit mois après l’alerte des médecins sur la « bombe sanitaire » , la France n’a toujours pas adapté sa réglementation</title>
		<link>https://www.fr-infos.com/cadmium-huit-mois-apres-lalerte-des-medecins-sur-la-bombe-sanitaire-la-france-na-toujours-pas-adapte-sa-reglementation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Monde.fr]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 15:50:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En dépit des engagements du gouvernement, l’arrêté ministériel prévoyant de réduire la teneur en cadmium dans les engrais phosphatés n’a toujours pas été publié. Une nouvelle étude de l’Anses pointe l’exposition « préoccupante » à ce cancérogène certain.</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/cadmium-huit-mois-apres-lalerte-des-medecins-sur-la-bombe-sanitaire-la-france-na-toujours-pas-adapte-sa-reglementation/">Cadmium : huit mois après l’alerte des médecins sur la « bombe sanitaire » , la France n’a toujours pas adapté sa réglementation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« C’est un sujet important, avec des enjeux sanitaires, géopolitiques et agricoles, qui mobilise toute l’attention du gouvernement » , avait assuré, au début de juin 2025, le ministère de l’agriculture, après l’alerte des médecins libéraux sur la « bombe sanitaire » que constitue le cadmium. Dans leur lettre, les praticiens pointaient l’ « explosion de la contamination » des Français et en particulier des enfants – ils sont six fois plus exposés que les jeunes Allemands, par exemple –, principalement en raison de l’usage, en France, d’engrais phosphatés importés du Maroc à forte teneur en cadmium pour fertiliser les terres agricoles.</p>
<p>Huit mois plus tard, alors qu’une grande étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sur l’alimentation des Français confirme qu’ils sont exposés à des niveaux « préoccupants » de ce métal très toxique présent dans les produits de grande consommation comme les céréales et les pommes de terre, les résultats de cette « mobilisation » de l’exécutif se font toujours attendre.</p>
<p>Un projet d’arrêté élaboré par les ministères de l’agriculture, de la transition écologique et de la santé prévoyant de passer la teneur en cadmium autorisée dans les engrais phosphatés à 60 milligrammes par kilogramme (mg/kg), puis à 40 mg/kg trois ans après son entrée vigueur et, enfin, à 20 mg/kg au bout de trois années supplémentaires avait fait l’objet d’une consultation publique en décembre 2023. Le texte permettrait à la France de répondre à la demande des médecins libéraux de suivre enfin les recommandations de l’Anses.</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/02/18/cadmium-huit-mois-apres-l-alerte-des-medecins-sur-la-bombe-sanitaire-la-france-n-a-toujours-pas-adapte-sa-reglementation_6667190_3244.html">Le Monde.fr</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/cadmium-huit-mois-apres-lalerte-des-medecins-sur-la-bombe-sanitaire-la-france-na-toujours-pas-adapte-sa-reglementation/">Cadmium : huit mois après l’alerte des médecins sur la « bombe sanitaire » , la France n’a toujours pas adapté sa réglementation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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		<title>découvrez le mosasaure « démoniaque » au visage court et aux dents de poignard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sciencepost]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 10:29:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des chercheurs ont récemment dévoilé la découverte d'une nouvelle espèce de mosasaure doté d'un ensemble de dents « en forme de poignard » .</p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/decouvrez-le-mosasaure-demoniaque-au-visage-court-et-aux-dents-de-poignard/">découvrez le mosasaure « démoniaque » au visage court et aux dents de poignard</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des chercheurs ont récemment dévoilé la découverte d’une nouvelle espèce de mosasaure, un « lézard de mer géant » , jusqu’ici inconnu, ayant vécu à l’époque des dinosaures. L’animal, qui figurait au sommet de la chaîne alimentaire de son époque, était doté d’un ensemble de dents « en forme de poignard » .</p>
<p>Des caractéristiques faciales particulières</p>
<p>Les mosasaures, des reptiles marins qui ont existé à la fin du Crétacé supérieur, entre environ 100 et 66 millions d’années, étaient des prédateurs redoutables. Leur anatomie était caractérisée par des corps allongés, des membres palmés et des mâchoires puissantes munies de dents acérées. Ces créatures étaient hautement spécialisées et complètement adaptées à la vie aquatique.</p>
<p>La nouvelle espèce, nommée Khinjaria acutus, a été décrite grâce à la découverte de fossiles fouillés dans les mines de phosphate de Sidi Chennane, au Maroc. Ils datent de l’âge maastrichtien, la dernière étape du Crétacé supérieur, soit environ 72 à 66 millions d’années.</p>
<p>Les caractéristiques distinctives de Khinjaria acutus comprennent des dents avant en forme de poignard et un visage court, contrastant avec l’arrière du crâne très allongé. Les chercheurs ont qualifié cette espèce de « bizarre » en raison de ses caractéristiques faciales particulières lui conférant une apparence « démoniaque » .</p>
<p>Le nom de l’espèce fait d’ailleurs référence à ces dents, avec « khinjar » signifiant « poignard » en arabe et « acutus » se traduisant par « tranchant » en latin.</p>
<p>Un prédateur au sommet</p>
<p>Les fossiles permettent d’estimer que ce mosasaure mesurait probablement 7 à 7,6 mètres de long. Nick Longrich, paléontologue à l’Université de Bath au Royaume-Uni, qui a dirigé l’étude, souligne que l’animal était probablement un prédateur supérieur dans son écosystème marin. Ce dernier était caractérisé par une abondance exceptionnelle de plancton et de petits poissons avec une diversité remarquable de prédateurs marins tels que les mosasaures.</p>
<p>Notez d’ailleurs que le Maastrichtien supérieur du Maroc a produit la faune de mosasauridés la plus diversifiée connue, toutes époques et tous lieux confondus.</p>
<p>Cette découverte soulève également des questions sur la structure des écosystèmes marins à la fin du Crétacé et suggère qu’ils étaient en plein essor avant l’extinction massive qui a éradiqué les reptiles marins et les dinosaures.</p>
<p>La découverte de Khinjaria acutus enrichit notre compréhension des écosystèmes marins de la fin du Crétacé, révélant une faune diversifiée et des prédateurs spécialisés évoluant dans un environnement riche. Ce mosasaure, avec ses caractéristiques singulières, témoigne de la complexité et de l’efficacité des adaptations des reptiles marins avant l’extinction massive qui a marqué la fin de leur règne. Ces nouvelles données nous poussent à réévaluer l’évolution des écosystèmes marins et à explorer les conditions qui ont permis une telle biodiversité à une époque de grands changements climatiques et géologiques.</p>
<p>Source de l&rsquo;article : <a href="https://sciencepost.fr/le-cauchemar-du-maroc-decouvrez-le-mosasaure-demoniaque-au-visage-court-et-aux-dents-de-poignard/">Sciencepost</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.fr-infos.com/decouvrez-le-mosasaure-demoniaque-au-visage-court-et-aux-dents-de-poignard/">découvrez le mosasaure « démoniaque » au visage court et aux dents de poignard</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.fr-infos.com">FR-Infos.com</a>.</p>
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